Le British Longhair

Origines

Le British Longhair descend directement du British Shorthair et leur histoire est donc identique jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.

Dès la fin du XIXe siècle, des éleveurs anglais avaient remarqués que les chats britanniques avaient des traits particuliers et les sélectionnèrent afin de les exposer lors de l’une des premières exposition féline en 1871 au Crystal Palace de Londres. On leur donna le nom de British Shortair pour les différencier des chats étrangers ou à poils longs.

C’est après la Première Guerre mondiale, lorsque le nombre de British Shortair étaient au plus bas, que les Anglais durent introduire des chats sans pedigree pour reconstituer la race. Ils eurent recours également à des persans. La conséquence fut la perte des caractéristiques physiques de la race et l’introduction du gène poils longs. La GCCF anglaise refusa d’enregistrer ces chats et n’accepta les chatons que trois générations après que le croisement avec un chat sans race ou d’une autre race ait eu lieu.

Le même scénario se répéta après la Seconde Guerre mondiale. En plus du persan, l’utilisation d’autres races comme le chartreux, le bleu russe ou le burmese est vraisemblable.

Des chatons au poil mi-long naissaient régulièrement dans les portées de British Shorthair. Longtemps mis à l’écart, la race fut développée ensuite séparément. La France reconnut cette variété en 2000 et en 2009 pour la TICA et la WCF.

Son standard

Le British Longhair a un corps tout en rondeur. Les hanches et les épaules sont larges et d’une manière générale, le chat doit être musclé et avoir une ossature robuste. Le manque de tonicité musculaire ou une ossature trop fine sont sanctionnés par une élimination lors d’une exposition. L’encolure est musclée et trappue mais peut donner l’impression qu’elle est inexistante car elle est très courte. Les pattes doivent être de taille moyenne selon le LOOF et courtes selon la WCF. Comme le reste du corps, elles doivent présenter une musculature puissante et une bonne ossature. Les pieds sont ronds et fermes. La queue doit être épaisse et mesurer environ les deux tiers du corps. Elle doit être bien fournie et panachée.

La tête doit avoir des contours arrondis. Elle est plutôt large avec des joues pleines et un crâne bien arrondi, descendant vers un nez court dans une courbe creuse. Il faut toutefois que l’apparence de la tête du British Shortair ne soit pas trop proche de celle du Persan ou de l’ Exotic Shortair car cela est considéré comme un défaut éliminatoire, tout comme des narines pincées. Le museau est fort et plein. Les yeux doivent être grands et ronds. Ils sont écartés l’un de l’autre, ce qui accentue l’impression de largeur du nez. La couleur des yeux doit être assortie à celle de la robe et les juges du LOOF donnent une préférence aux couleurs brillantes. Les oreilles sont de taille moyenne à petite, larges à la base et bien écartées sur la tête. Leur bout doit être arrondi.

La fourrure du British Longhair est mi-longue et soyeuse. Elle doit se composer d’un sous-poil épais. Le manque de densité et de sous-poils sont considérés comme des défauts pénalisant par les juges. La collerette et la culotte doivent être bien fournies en poils.
Toutes les couleurs sont acceptées.

Son caractère

Le British Longhair est un chat calme avec le flegme légendaire de ses origines et très attaché à son propriétaire. On dit que c’est également une race très joueuse et n’aimant pas se faire porter.
Ces traits de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont avant tout en fonction de l’histoire de chaque individu.

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